PAP #19 : le congé paternité

Yeah, le jour du #PAP !




Messieurs, sujet du jour : Comment voyez-vous le congé paternité ?

 
Vous avez 2 heures. Et on ne copie pas sur le voisin !!!
 
Au programme : 
 – Les fêtes avec les copains, Sortir en boîte
 – MasterChef
 – les bancs de l’école

 
Bon ok sérieusement ? Le congé paternité, c’est pas une arnaque à la sécu, ah non !!! Moi j’ai une toute autre théorie. Bon d’abord je dois préciser que depuis la naissance de MiniMuze je n’ai pas repris le travail. En accord avec mon employeur, j’ai enchaîné « Congé paternité » + 3 jours de la convention collective suivi de mon congé parental d’un an. Donc d’un point de vue pratique c’est l’extension de mon congé parental.
 
Sur un tout autre plan, on pourrait avancer une autre théorie : c’est l’occasion de profiter de la bulle dans laquelle la maman et le bébé sont réfugiés. Profiter de l’extase et d’une osmose incomparable entre maman et MiniMuze pour aller boire un coup avec des copains, sortir faire la fête, rencontrer des gens pour de vrai… Après ce sera tellement différent. C’est probablement le moment de vivre comme cela avant que tout soit chamboulé, d’autant plus pour le premier !! et d’autant plus si la maman et le bébé sont 5 jours à la maternité. C’est royal !
 
Sur un autre plan encore, c’est peut être la période d’accouchement du père ! 
 – Hein ???!!! Mais c’est quoi ce plan ??? 
 

La transition

Euh oui je crois qu’il y a besoin d’expliciter quelques petites choses… C’est à dire que la maman vit sa grossesse depuis déjà fort longtemps avec tellement de choses qui changent. Nous les papas, au début, un bébé c’est juste une idée dans notre tête, une idée qui n’a rien de concret encore. Après les 3 mois, ça se matérialise par les échos et les changements de la maman (qui a dit saute d’humeur ?!!).
 
Du coup, pour nous la grossesse ça se vit d’un point de vue matériel ET de l’extérieur. On peut le sentir, rentrer en contact avec bébé en touchant le ventre, mais cela va sans dire que … c’est bien différent.
Du coup, le bouleversement de la naissance peut être justifié par un accouchement sur plusieurs jours. Et oui, c’est à cela que sert le congé paternité. Donner le temps au père de se rendre compte de la naissance, surtout si celui-ci n’a pas pu être présent à l’accouchement réel. C’est une période transitoire.
 
Pour ma part, cela m’a permis de ne pas retourner au travail, lâcher tout ça et y penser beaucoup moins, pour finalement passer mes premières journées à la maternité avec la maman et MiniMuze. 

Dormir la nuit. Bon, certes, dormir seul, mais dormir, prendre de l’avance. Et puis il y a les journées pour découvrir bébé, rassurer la maman, se sentir rassuré : serais-je un bon papa ?
On se sent tout neuf dans ce rôle pour le premier, alors les gestes sont gauches; on se sent maladroit.
Cette période continue encore à la maison, il faut s’habituer à la vie avec bébé cette fois. C’est aussi une transition en douceur étalée sur 14 jours. Vivre le cododo, contacter les organismes pour y enregistrer le petit bout : sécu, CAF, Mutuelle. Il y a à faire !
Cette phase est donc une étape de transition du changement de vie. Et comme le papa n’a que sa tête pour s’y préparer, (et je vois de loin les critiques fuser sur : « et encore… quand il en a une !! »), et bien il lui faut bien ses 14 jours pour s’y faire !!!
 

L’accompagnement

Cette période permet aussi l’accompagnement de la maman et de bébé. Il y a toute la logistique à assurer. Couper du bois, préparer une maison toute chaude et douillette. Courir en course pour ravitailler et compléter les quelques bricoles qui manquent, expliquer au pharmacien qu' »il me faut de la Calmosine !!!!!!!! »
Gérer les courses ça le fait, mais la cuisine c’est vrai que là je dois avouer que je me suis vu transformé… Moi qui n’aimait pas cela, j’ai découvert une passion à pouvoir préparer des petits plats sympas à ma chérie. En me disant qu’en plus bébé y goûtait aussi à travers l’allaitement, j’avais double dégustation !!! La classe ! C’est là que j’ai commencé à me préparer pour MasterChef… ça sert à ça aussi le congé paternité.
Et puis dans ma grande gestion de l’intendance, je me suis lancé à bras le corps dans les lessives, le ménage. Bref je m’entraînais pour mon congé parental !! Ah mince c’est de bébé qu’il faut s’occuper… Ah oui je me suis égaré là. 
Ce que l’on voulait, c’est que l’allaitement fonctionne bien, et que ce soit un moment de grâce pour la maman, et le meilleur pour MiniMuze alors on s’est donné les moyens qu’elle soit à 100% pour le bébé.
 
 

L’apprentissage

Enfin, un point non négligeable du congé paternité, c’est l’apprentissage à « devenir papa ». Un peu comme la transition, mais cette fois ce sont les gestes, les attentions du bébé. Reconnaître le cri de la faim, le cri du besoin de câlin, le cri du « ça ne me plait pas ». Dans les livres, on dit qu’il faut apprendre à les reconnaître… Oui certes…. Mais encore ???
Ben voilà c’est ça l’apprentissage !!

Et puis les gestes… Ah les gestes : retourner bébé sur la table à langer pour mettre le pyjama qui se boutonne à l’arrière. Faire prendre le bain dans une douche à l’italienne (ça c’est du sport), apprendre à faire le rôt qui marche à 3h du matin pour pouvoir recoucher tout le monde. Ou bien tout simplement tenir bébé dans ses bras les premières heures de sa vie !

Des petits gestes devenus quotidiens que l’on connait pour son bébé, mais il a fallu mettre en route la machine. Et pour cela il faut s’y consacrer entièrement.

 
Le congé paternité c’est ça : devenir papa en 14 jours pour les nuls.
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Parole aux Papas

Mercredi 14 mai 2014, c’est le jour du #PAP, le 1er pour moi.



Et comme c’est une première pour moi, en avant, générique !!


Juliette de Conboudu propose le sujet suivant pour les papas : 

Quels sont les jeux que tu préfères et que tu t’imagines partager avec ton enfant ?

Quel beau programme pour cette première ! 

Je vais la faire courte, j’adore l’imaginaire. C’est terrible dans nos sociétés actuelles (surtout lorsque vous êtes salariés), lorsque l’on est dans l’imaginaire parfois on nous dit : « t’es pas réaliste ». Ben oui, c’est tout le principe de l’imaginaire, un monde où on s’amuse il est réel pour nous, dans notre tête, il évade, mais ce n’est pas la réalité.

C’est une échappatoire au même titre que certains font du sport. Alors mes jeux préférés étaient (et je m’éclaterais encore si je les avais), le célèbre jeu de construction aux briques de plastiques. Je me suis fais des films avec ça. Sans blague, j’ai du faire les Star Wars, la Famille Addam’s, les Magnum, ou les Mac Gyver dans ma chambre.



Il devait y en avoir partout : le lit, les étagères, le bureau, sous le bureau, sous le lit, sous le chevet, dans l’armoire, le linge est très pratique pour faire des paysages désertiques…. Chaque mobilier ou emplacement de la chambre était propice à une nouvelle aventure.

Si je pouvais jouer à ce jeu et lui aussi, sans hésiter, je jouerais avec lui. Et aujourd’hui je crois que je pourrais y faire une pièce entière remplie de ces mondes de briques plastiques. Stations spatiales, vaisseaux inter-galactiques, ou bien bateaux pirates, trésor et prisonniers à évader.

Avec minimuze un peu grandi, on y mettrait des draps pour y créer l’ambiance qui va bien, compléter le décor. Monter les éléments ensemble pour créer tout l’univers des pirates par exemple. On y ajouterait un peu de musique de fond pour y être complètement. Et puis on commencerait à raconter nos histoires, à y cacher les prisonniers, et à monter des plans pour les sauver.
Je crois que j’y passerais des heures….

Le deuxième jeu que l’on ferait, cette fois pour donner aux autres; à présenter le week-end à sa maman, on réaliserait des petits spectacles : magie, théâtre, marionnettes, ombres chinoises. On aurait créé les histoires la semaine, monté les décors, répété tous les deux en s’amusant, essayant des trucs, les démontant, remontant, des bouts de cartons dans tous les sens, des draps, du tissu tendu partout, recréer un spectacle dans le salon ou le jardin, y faire venir maman, et émerveiller comme on s’émerveillerait de le faire.

Et puis après il faudrait tout ranger, probablement que je le ferais tout seul, mais qu’importe on aurait passé un si beau moment, plein de rêves et d’étoiles dans les yeux.

Merci Juliette de Conboudu, rien que d’en parler je le vis à moitié ;-), c’est beau d’imaginer.


Et vous l’imaginaire ça vous évade ou ça vous fait peur ?